—A l'entrée de la baie?.... Je connais ça. Mais qu'allez-vous faire là?
—La guerre, mon vieux; une guerre à mort aux canards, outardes et autres volatiles qui viennent, à marée basse, s'y empiffrer de mollusques et de graviers.
—Ah! ah! fit Thomas.
Puis il s'arrêta une seconde pour réfléchir. Après quoi, regardant fixement son ami:
—Mais il va faire un temps de chien, demain la nuit, ou je ne connais plua rien aux signes de l'air!
—Peu importe; il faut bien profiter dea basses mers pour approvisionner de gibier les deux maisons, en vue des..... noces!
Et Gaspard prononça ces derniers mots sur un ton si singulier, que son compagnon fixa encore sur lui un regard narquois.
—Hum! hum! fit-il à voix basse.
—Tu dis?.... interrogea l'autre.
—Rien.... Ah! mais si!.... Dis donc, mon vieux, sais-tu qu'à marée haute, demain entre minuit et une heure, il y aura peut-être une vingtaine de pieds d'eau vers l'îlot?