Cependant, les canards s'étaient abattus avec grand fracas sur la petite baie et se déhanchaient dans un méli-mélo de contremarches pesantes, tout en fouillant le sable de leurs longues et larges mandibules.
Tout à coup, sur un signal: Pan! pan!!.... Pan! pan!!.... quatre coupa de feu éclatent dans la nuit.
Que de couin! couin!.... grand saint Hubert!.... Et quels bruits d'ailes!!
Une nuée de volatiles s'élève dans les airs, tournoie, s'éloigne un peu, tournoie encore, hésite pendant quelques secondes, puis revient stupidement s'abattre sur la plage abandonnée un instant auparavant.
Les chasseurs alertes avaient eu le temps de descendre de leur embuscade, de ramasser les blessés et les morts et de les jeter dans leur embarcation.
Ils rechargeaient leurs armes.
Puis quatre nouveaux coups des fusils à double canon firent encore déguerpir la volée babillarde, diminuée do plusieurs innocentes victimes, que l'on envoya rejoindre leurs confrères morts, dans la chaloupe.
Bref, ce manège se renouvela deux heures durant, les bandes succédant aux bandes, aussi stupides les unes que les autres.
Trois heures du matin allaient sonner au firmament.
Il fallait songer au retour.