La porte du capot d'arrière était ouverte, laissant monter de la cabine une lueur claire.

On s'y engouffra, et une intéressante conférence se tint pendant près d'une heure entre les nouveaux venus et les gens de la Marie-Jeanne.

Que se passa-t-il?....

Quelles furent les confidences échangées?

Que fut-il convenu?....

Mystère... pour le présent!

Il nous est interdit,—auteur scrupuleux que nous sommes—de soulever, dans ce premier volume, même un coin du voile qui recouvre les faits et gestes des PIRATES DU GOLFE SAINT-LAURENT.

Mais on ne perdra rien pour avoir attendu.

Ce qu'il nous est permis de confier à nos lecteurs, dès maintenant, c'est qu'après un conciliabule qui dura près d'une heure, le capitaine canadien se rembarqua avec les deux Français et que le Marsouin, bien lesté de provisions et d'espèces sonnantes, cingla aussitôt vers les îles Miquelon.

L'équipage de la Marie-Jeanne, ainsi que le charpentier du bord, continuèrent d'habiter le Petit-Mécatina, occupés à radouber leur goélette avariée et à faire une besogne bien autrement.... mystérieuse.