Arthur accourait.

Mimie derrière sa mère, regardait par l'entrebâillement de la porte.

Jean Labarou était invisible.

Sans faire attention à Gaspard, qui ouvrait la bouche pour parler, Arthur donna une bonne poignée de main aux nouveaux arrivés, tout en leur disant:

—Soyez mille fois les bienvenus, mes amis.... Savez-vous que çà devenait furieusement ennuyeux de ne voir toujours que nos figures, qui ne sont pas déjà si avenantes, jugez-en!....

—Hé! hé! il y en a de pires aux Iles.... répliqua galamment le plus vieux des visiteurs.

—Ah! dame! je plains ceux qui les possèdent.... Mais, dites donc.... jetez le grappin et allons voir les bonnes gens.... Je les sens qui grillent d'impatience.

—Allons! firent les gars, se laissant conduire do bonne grâce.

On pénétra pêle-mêle dans la maison, le bouillant Arthur tenant la tête.

—Père et mère, et toi Mimie, voici nos voisins.... annonça-t-il sans plus du cérémonie.—A propos, comment vous appelez-vous?.... Nous autres, notre nom est Labarou: le père Jean Labarou, la mère Hélène Labarou, le garçon que je suis, Arthur Labarou, la fille Euphémie Labarou,—plus connue sous la petit nom de Mimie; enfin ce garçon discret et sage que vous avez vu tout d'abord s'appelle, lui, Gaspard Labarou.... Voilà!