Là ramure s'agitait;...
Une minute encore, et Suzanne parut!
Elle semblait fort animée, la belle Suzanne.
Ses joues rougies, l'éclat de ses yeux et la sueur qui perlait à son front disaient haut qu'elle avait couru et que l'émotion la dominait.
—Arthur! cher Arthur, fit-elle en tendant ses deux mains au jeune homme.
—Oh! Suzanne! ma Suzanne! vous voilà enfin! répondit Arthur, s'emparant des mains qui s'offraient et y collant ses lèvres.
—Quelle imprudence vous me faites commettre!
—Je ne vivais plus, Suzanne. Songez-y; ne plus vous voir!
—Et moi donc, est-ce que j'étais aux noces?... Ah! comme j'ai souffert!
—Pauvre Suzette! Là, vrai, vous avez pensé un peu à l'abandonné?