—Mais votre mère, elle,—votre mère qui vous aime tant, bonne Suzanne,—a dû vous donner quelques mots d'explications avant de vous soustraire à mes recherches.... je veux dire à ma vue.
—Pauvre mère, elle est toute bouleversée de ce qui arrive.... Mes questions semblent lui faire tant de mal!.... Elle se contente de répondre: «Chère Suzette, j'en suis chagrine autant que toi; mais tu ne dois plus voir ce jeune homme.... Un mariage est impossible entre vous.... Quelque chose de terrible vous sépare à jamais!»
—Qui ou quoi peut donc nous séparer, Suzanne?.
—Hélas!
—Votre mère vous l'a dit?
—Il l'a bien fallu; je l'ai tant suppliée!
—Et c'est?....
—Du sang!
Arthur, foudroyé, chancela.
Un moment, la tête penchée, les bras battants, il demeura immobile.