Voilà pourquoi, secouant enfin son apathie, elle était entrée, ce matin-là, sur le sentier de la guerre.
Wapwi, prévenu dès la veille, devait la rejoindre, aussitôt libre.
C'est lui qu'attendait donc la jeune fille.
Une demi-heure s'écoula.
Les coqs chantaient près de l'habitation des Noël, et les oiseaux prenaient leurs ébats à travers la saulaie.
Mais, de voix humaines, point.
Tout semblait dormir.
Soudain, un bruit léger se fit dans le feuillage, une respiration rapide haleta aux oreilles de la guetteuse, et Wapwi encadra sa face cuivrée entre deux rameaux doucement écartés, à deux pouces au plus de son oreille.
—Tante Mimie, dit-il rapidement, ne bougez pas, ne parlez pas; il vient!
—Ah! C'est toi.. petit sauvage!... On n'arrive pas de pareille façon,... m'as fait une peur!