—Là! là! monsieur Gaspard, ne faites pas tant de zèle et laissez-nous mener notre barque à notre guise. Quant à votre amour si désintéressé et si charitable, gardez-le pour ma belle-soeur, cette chère Mimie, qui le mérite bien plus que moi.
—C'est là votre dernier mot, mademoiselle? fit Gaspard menaçant.
—C'est mon dernier mot, monsieur!
—Peut-être changerez-vous d'avis bientôt...
—Que voulez-vous dire?
—Rien autre que ce que je dis, Suzanne Noël. Sur ce, je voua souhaite le bonsoir.
—Adieu, monsieur.
Gaspard fit un pas pour s'éloigner. Mais il avait encore une vilenie sur le coeur:
—A propos, dit-il en persiflant, je ne veux pas, vous savez, que mon cousin vous donne mon nom de Labarou, qui est un nom honnête, celui-là. C'est madame Lehoulier, entendez-vous,—un nom taché du sang de votre défunt père,—que vous vous appellerez, une fois mariée.
—Méchant! murmura Suzanne avec dégoût.