Il en était l'effroi, j'en serai les délices.
Je sais quel est le peuple; on le change en un jour;
Il prodigue aisément sa haine et son amour:
Si ma grandeur l'aigrit, ma clémence l'attire.
Un pardon politique à qui ne me peut nuire,
Dans mes chaînes qu'il porte, un air de liberté
A ramené vers moi sa faible volonté.
Il faut couvrir de fleurs l'abîme où je l'entraîne,
Flatter encor ce tigre à l'instant qu'on l'enchaîne,
Lui plaire en l'accablant, l'asservir, le charmer,