ANTOINE.

Contre ses meurtriers, je n'ai, rien à vous dire;

C'est à servir l'Etat que leur grand coeur aspire.

De votre Dictateur, ils ont percé le flanc;

Comblés de ses bienfaits, ils sont teints de son sang.

Pour forcer des Romains à ce coup détestable,

Sans doute il fallait bien que Cesar fût coupable;

Je le crois. Mais enfin Cesar a-t'il jamais

De son pouvoir sur vous appesanti le faix?

A-t'il gardé pour lui le fruit de ses conquêtes?