Un pardon politique à qui ne peut me nuire,

Dans mes chaînes qu'il porte, un air de liberté

A ramené vers moi sa faible volonté.

Il faut couvrir de fleurs l'abîme où je l'entraîne,

Flater encor ce tigre à l'instant qu'on l'enchaîne,

Lui plaire en l'accablant, l'asservir, le charmer,

Et punir mes rivaux en me faisant aimer.

ANTOINE.

Il faudrait être craint: c'est ainsi que l'on règne.

CESAR.