Ces fragments prouvent que Louis XIV ne savait pas l’orthographe. Voltaire, son éditeur, en la mettant dans ce qu’il imprimait, a fait, pour Louis XIV, ce que les éditeurs de Voltaire ont fait depuis quelquefois pour lui-même. B.
[154] M. Renouard a remarqué le premier que le manuscrit et la copie portent délicieux au lieu de flatteur. B.
[155] L’abbé Castel de Saint-Pierre, connu par plusieurs ouvrages singuliers, dans lesquels on trouve beaucoup de vues philosophiques et très peu de praticables, a laissé des Annales politiques depuis 1658 jusqu’à 1739. Il condamne sévèrement en plusieurs endroits l’administration de Louis XIV. Il ne veut pas surtout qu’on l’appelle Louis-le-Grand. Si grand signifie parfait, il est sûr que ce titre ne lui convient pas; mais par ces Mémoires écrits de la main de ce monarque, il paraît qu’il avait d’aussi bons principes de gouvernement, pour le moins, que l’abbé de Saint-Pierre. Ces Mémoires de l’abbé de Saint-Pierre n’ont rien de curieux que la bonne foi grossière avec laquelle cet homme se croit fait pour gouverner.—Cette note est de 1756. Les Annales de l’abbé de Saint-Pierre n’ont été imprimées qu’en 1758. B.
[156] M. de Pomponne.
[157] Sur trente-trois articles que contenaient ces instructions, Voltaire en rapporte vingt-sept. Il avait omis les six premiers que voici:
1
Ne manqués a aucun de uos devoirs surtout enuers dieu
2
Conserués uous dans la pureté de uostre éducation
3