[160] Philippe V était trop jeune et trop peu instruit pour se passer de premier ministre; et en général l’unité de vues, de principes, si nécessaire dans un bon gouvernement, doit obliger tout prince qui ne gouverne point réellement par lui-même à mettre un seul homme à la tête de toutes les affaires. K.
[161] Le roi d’Espagne profita de ces conseils: c’était un prince vertueux.
L’auteur des Mémoires de Maintenon, tome V, page 200 et suiv., l’accuse d’avoir fait un «souper scandaleux avec la princesse des Ursins le lendemain de la mort de sa première femme, et d’avoir voulu épouser cette dame,» qu’il charge d’opprobres. Remarquez que Anne-Marie de La Trimouille, princesse des Ursins, dame d’honneur de la feue reine, avait alors plus de soixante-dix ans, et que c’était cinquante-cinq ans après son premier mariage, et quarante après le second. Ces contes populaires, qui ne méritent que l’oubli, deviennent des calomnies punissables, quand on les imprime, et qu’on veut flétrir les noms les plus respectés sans apporter la plus légère preuve.—Philippe V est un des princes les plus chastes dont l’histoire ait fait mention. Cette chasteté, portée à l’excès, a été regardée comme une des principales causes de la mélancolie qui s’empara de lui dès les premières années de son règne, et qui finit par le rendre incapable d’application pendant des intervalles de temps considérables. K.
[162] Dans les premières éditions du Siècle de Louis XIV, il y avait: «Le Comte de Marivault, lieutenant-général, homme un peu brutal, et qui n’avait pas, etc.» B.
[163] Cette parodie du prologue d’Atys est déjà rapportée dans les Anecdotes publiées en 1748: voyez tome XXXIX, page 9. B.
[164] Ces mots démentent bien l’infame calomnie de La Beaumelle, qui ose dire que «le marquis de Louvois avait craint que Louis XIV ne l’empoisonnât.»
Au reste, cette lettre doit être encore parmi les manuscrits laissés par M. le garde des sceaux, Chauvelin.—Ce n’était pas une lettre, mais un mémoire. Il n’est pas dans les six volumes des Å’uvres de Louis XIV, publiées en 1806. A.-A. Barbier l’ayant trouvé manuscrit dans la bibliothèque du château de Fleury, l’a fait imprimer dans la Revue encyclopédique du mois de novembre 1825. Des exemplaires ont été tirés à part. B.
[165] Un jour Guillaume III, qui détestait Louis XIV, et qui n’aimait guère la littérature, apostropha ainsi un comédien qui récitait devant lui, en plein théâtre, des vers à sa louange: «Qu’on me chasse ce coquin-là ! me prend-il pour le roi de France?» Cl.
[166] Dans les Anecdotes imprimées en 1748: voyez tome XXXIX, page 11. B.
[167] Dans les premières éditions cet alinéa commençait ainsi: «On a accusé Louis XIV d’un orgueil insupportable; parceque les bases de ses statues à la place des Victoires et à celle de Vendôme sont entourées d’esclaves enchaînés; mais ce n’est point lui qui fit ériger ces statues. Celle de la place des Victoires, etc.» J’ai sous les yeux trois éditions qui contiennent ce passage, que l’auteur fit disparaître dans l’édition de Leipsic, 1752, deux volumes en quatre parties, et qui est intitulée: seconde édition, quoique ce fût au moins la quatrième, d’après ce que j’ai dit. Voyez, dans la Correspondance, les lettres à La Condamine des 29 avril et 12 octobre 1752. B.