Ce conte est tiré des pièces qui coururent sur l’affaire de la constitution, et ces pièces sont remplies d’autant d’absurdités que la Vie du duc d’Orléans. La plupart de ces écrits sont composés par des malheureux qui ne cherchent qu’à gagner de l’argent: ces gens-là ne savent pas qu’un homme qui doit ménager sa considération auprès d’un roi qu’il confesse, ne lui propose pas, pour se disculper, de faire brûler vif son archevêque.

Tous les petits contes de cette espèce se retrouvent dans les Mémoires de Maintenon. Il faut soigneusement distinguer entre les faits et les ouï-dire.—On proposa pour confesseur à Louis XIV Le Tellier et Tournemine. Tournemine, littérateur assez savant, pensait avec autant de liberté, et avait aussi peu de fanatisme qu’il était possible à un jésuite. Mais il était d’une naissance illustre, et Louis XIV ne voulut pas d’un confesseur fait pour aspirer aux premières places de l’Église et de l’état; il craignait d’ailleurs l’ambition de sa famille. K.

[307] Consultez les Lettres de madame de Maintenon. On voit que ces Lettres étaient connues de l’auteur avant qu’on les eût imprimées, et qu’il n’a rien hasardé.

[308] Quand on a des lettres aussi authentiques, on peut les citer: ce sont les plus précieux matériaux de l’histoire. Mais quel fond faire sur une lettre qu’on suppose écrite au roi par le cardinal de Noailles.... «J’ai travaillé le premier à la ruine du clergé pour sauver votre état et pour soutenir votre trône..... Il ne vous est pas permis de demander compte de ma conduite.» Est-il vraisemblable qu’un sujet aussi sage et aussi modéré que le cardinal de Noailles ait écrit à son souverain une lettre si insolente et si outrée? Ce n’est qu’une imputation maladroite: elle se trouve page 141, tome V, des Mémoires de Maintenon; et comme elle n’a ni authenticité ni vraisemblance, on ne doit y ajouter aucune foi.

[309] Le commencement de cet alinéa est de 1751; la fin, de 1768. B.

[310] Novembre 1764: voyez tome XXII, page 361. B.

[311] François de Mailli, né en 1658, cardinal en 1719, mort en 1731. Cl.

[312] Sur Languet, voyez ma note, tome XXVI, page 11. B.

[313] Voyez le Catalogue des écrivains, tome XIX, page 179; et, ci-dessus, pages 421-423. B.

[314] On verra, dans le Siècle de Louis XV, quelles furent les vues et la conduite du régent.