[401] Voyez le texte de La Beaumelle, dans ma note, page 483. B.

[402] Collini raconte que, dix jours après la brûlure de la Diatribe du docteur Akakia (conséquemment le 3 janvier 1753: voyez ma note 4, page 474 du tome XXXIX), Voltaire avait renvoyé au roi de Prusse sa clef de chambellan et la croix de l’ordre du mérite; mais que, le même jour après midi, le roi les fit reporter à Voltaire. Voltaire dit aussi que le roi eut la bonté de lui rendre tout: voyez, dans la Correspondance, la lettre à M. de La Virotte, du 28 janvier 1753. B.

[403] La critique de Barbier d’Aucour, dans la sixième lettre des Sentiments de Cléante sur le quatrième Entretien d’Ariste et d’Eugène, me semble minutieuse et peu exacte en cette circonstance. Eugène dit bien que «c’est une chose singulière qu’un bel esprit allemand ou moscovite;» mais il est réfuté par Ariste, qui soutient que le bel esprit est de tous les pays, et n’est étranger nulle part; et de l’aveu même de Barbier d’Aucour, son critique, le P. Bouhours est représenté par Ariste. Il y a des écrivains qui ont été plus loin, et qui ont dit qu’il mettait en question si un Allemand peut avoir de l’esprit. Bouhours n’a point écrit cette impertinence. Cl.

[404] La dixième édition de cet ouvrage de Paul Barry est de 1643, in-12. Pascal en parle dans la neuvième de ses Lettres provinciales. B.

[405] Le parlement de Provence est le seul qui ait condamné les Lettres provinciales; voyez ma note, page 415; mais ces Lettres ont aussi été condamnées par un arrêt du conseil d’état du 23 septembre 1660. Leur condamnation à Rome est du 6 septembre 1657. Une traduction italienne fut condamnée à Rome le 27 mars 1762. B.

[406] Pluche, auteur du Spectacle de la nature; voyez tome XXXVIII, page 73. B.

[407] Dans quelques éditions, cette troisième partie était intitulée: Suite et conclusion de cette réfutation. B.

[408] Cartouche était un malheureux voleur très ordinaire, associé avec quelques scélérats comme lui. Le hasard fit qu’on donna son nom à la bande de brigands dont il était. Il fut le ridicule objet de l’attention de Paris, parcequ’on fut quelque temps sans pouvoir le prendre. Il avait été ramoneur de cheminée, et fesait servir souvent son ancien métier à se sauver quand on le guettait. Un soldat aux gardes avertit enfin qu’il était couché dans un cabaret à la Courtille: on le trouva sur une paillasse avec un méchant habit, sans chemise, sans argent, et couvert de vermine. Son nom était Bourguignon: Il avait pris celui de Cartouche, comme les voleurs et les écrivains de livres scandaleux changent de nom. Il plut au comédien Legrand de faire une comédie sur ce malheureux; elle fut jouée le jour qu’il fut roué. Un autre homme s’avisa ensuite de faire un poème épique de Cartouche, et de parodier la Henriade sur un si vil sujet; tant il est vrai qu’il n’y a point d’extravagance qui ne passe par la tête des hommes! Toutes ces circonstances rassemblées ont perpétué le nom de ce gueux: et c’est lui que La Beaumelle préfère à Solon, et égale au grand Condé.—Voltaire a rapporté, page 500, la passage où La Beaumelle parle de Cartouche et de Condé. Quant au poëme sur Cartouche, que Voltaire dit être une parodie de la Henriade, il s’agit de l’ouvrage de Grandval père, intitulé: Le vice puni, ou Cartouche, 1725, in-8º. L’auteur dit qu’il a «affecté de prendre quantité de vers des meilleures pièces de théâtre et autres ouvrages,» et il imprime ces vers en italique. B.

[409] Il n’était que son cousin: voyez ma note, page 196. B.

[410] Bajazet, II, 1. B.