Pour les charbons ardents et l’encens rare,
Voici mes mains qui n’ont pas travaillé.
Nous écoutions dans un profond silence les paroles du poète. Le geste de sa main exsangue suivait doucement la mesure lente du rhythme, mais qui vibrait d’une passion extatique, et le regard immobile restait fixé sur la page ouverte:
Voici mon cœur qui n’a battu qu’en vain,
Pour palpiter aux ronces du calvaire,
Voici mon cœur qui n’a battu qu’en vain.
Voici mes pieds, frivoles voyageurs,
Pour accourir au cri de votre grâce,
Voici mes pieds, frivoles voyageurs,
Dieu de terreur et Dieu de sainteté,