—Jolie explication! s'écria M. Troy. Qu'en ont pensé vos visiteurs du bureau d'assurances?

—Ils m'ont demandé si j'avais quelque preuve de la mort de mon mari.

—Et qu'avez-vous dit?

—J'ai répondu: Mais j'ai mieux qu'une preuve, messieurs, j'ai une opinion positive à vous donner.

—El ils se sont déclarés satisfaits, bien entendu?

—Ils ne l'ont pas dit précisément, monsieur. Mais ils se sont regardés et m'ont souhaité le bonjour.

—Eh bien, madame Ferraris, à moins que vous n'ayez encore quelque autre nouvelle extraordinaire à m'apprendre, j'espère bien que je vais vous souhaite, moi aussi, le bonjour. Je prends note du renseignement, fort curieux d'ailleurs, que vous me donnez; mais en l'absence de toute preuve, je ne puis rien faire de plus.

—Si c'est une preuve que vous voulez, monsieur, et pas autre chose, reprit Mme Ferraris en se drapant dans sa dignité, je puis vous la procurer; mais avant, je veux savoir si la loi me permet de faire ce que bon me semble. Vous avez pu voir, par les nouvelles du monde, dans les journaux, que lady Montbarry est descendue à Londres, à l'hôtel Newsbury. Je me propose d'aller la voir.

—Ne vous en avisez pas! Mais, au fait, pourquoi voulez-vous la voir?»

Mme Ferraris répondit avec un air de mystère: