Kitty et Arbuton n’avaient rien de mieux à faire que de s’éloigner, et ce fut le parti pour lequel la jeune fille opta.
Ils se dirigèrent en silence du côté du château, et se mirent à examiner les ruines d’une façon distraite.
Sur un petit espace de surface unie, dans un endroit abrité, d’autres voyageurs avaient gravé leurs noms, et Arbuton proposa qu’on y inscrivit aussi les touristes du jour.
—Oh oui! dit Kitty avec une espèce de soupir, en s’asseyant sur une pierre détachée de son alvéole, et laissant, suivant son habitude, retomber ses mains jointes sur ses genoux, écrivez vous-même.
Ils devinrent étrangement rêveurs l’un et l’autre.
—Miss Ellison, dit-il tout à coup, j’ai fait une bévue an écrivant votre nom; j’ai négligé d’y joindre le mot miss, et maintenant il n’y a plus de place sur le ciment.
—Oh! cela ne fait rien, répondit Kitty, je suis bien sûre qu’il n’y manquera pour personne.[B]
Arbuton ne releva pas le mot; il ne l’avait pas même remarqué. Il regardait avec émotion le nom que sa main venait de tracer pour la première fois; il se sentait un désir d’y porter ses lèvres.
—Si j’avais le droit, dit-il, de le prononcer comme je l’ai écrit!...
—Je n’y verrais pas d’inconvénient, répondit la jeune fille.... ni de motif, ajouta-t-elle prudemment.