—Je ne m’attendais pas qu’elles resteraient si longtemps. Je les croyais à chaque instant sur le point de partir. Et puis, après cela, il était trop tard pour faire la chose d’une façon naturelle.
Ceci était mieux.
Il s’arrêta de nouveau pour attendre un signe d’acquiescement de la part de Kitty, mais il rencontra un regard fixé sur le sien avec une expression qui lui sembla pleine de surprise méprisante.
Il baissa les yeux, embrassa d’un coup d’œil la malencontreuse toilette, puis les releva en ajoutant comme par une inspiration nouvelle:
—J’aurais désiré vous faire connaître à mes amis, dans un moment où vous eussiez eu tous les avantages de votre côté.
Cette phrase lui parut sonner si juste qu’il reprit courage:
—Et vous auriez dû avoir en moi assez de confiance, reprit-il, pour croire que je n’aurais jamais voulu vous faire injure. Si vous connaissiez mieux le monde.... Si votre expérience sociale était plus considérable, vous auriez compris.... Oh! mais, s’écria-t-il avec désespoir, n’avez-vous rien à me dire?
—Non, répondit Kitty simplement, mais avec une tranquillité languissante, ne voulant pas trop parler, de crainte d’éprouver de nouvelles angoisses. Vous avouez que vous avez rougi de ma toilette devant ces personnes; je le savais déjà. Que voulez-vous que je vous réponde?
—Si vous m’en donnez le temps, je vous expliquerai tout cela bien clairement.
—Mais vous le niez pas.