The Rose and the Ring, or the history of Prince Bulbo, petit in-4, 1855.
The Virginians, 1857-59, vingt-quatre livraisons mensuelles, in-8, en cours de publication.
Presque tous ces ouvrages ont été illustrés par l’auteur. Si notre mémoire ne nous trompe pas, cette liste devrait comprendre un mélodrame représenté il y a assez longtemps déjà sur un de nos petits théâtres, mais sur lequel nous n’avons pu réussir à mettre la main. On sait que M. Thackeray, qui a fait de longues et fréquentes visites à la bonne ville de Paris, parle très-facilement notre langue. Ajoutons, en terminant, que MM. Bradbury et Evans réimpriment depuis quelques années, sous le titre de Miscellanies, les mélanges en prose et en vers dont Michel-Ange Titmarsh a enrichi la littérature anglaise. Sur la couverture jaune des volumes de cette collection on voit un enfant à grosse tête joufflue, les cheveux ébouriffés, une paire de lunettes sur le nez, assis les jambes croisées et tenant à la main un masque et une marotte. Cette tête est celle de l’auteur dessinée par lui-même. Empressons-nous d’ajouter qu’il a eu la modestie de ne pas se flatter.
Aujourd’hui M. Thackeray est rédacteur en chef d’une revue mensuelle, fondée tout récemment par MM. Bradbury et Evans. La rumeur publique lui accorde les magnifiques appointements de cinquante mille francs par an. Dame renommée a la réputation de faire la généreuse à peu de frais ; — espérons que cette fois elle n’aura rien exagéré.
W. L. H.
LES MÉMOIRES
D’UN
VALET DE PIED
PREMIÈRE PARTIE
LE MARI DE Mlle SHUM
I
UNE FAMILLE INTÉRESSANTE
Les mémoires sont à la mode. Pourquoi donc n’écrirais-je pas les miens ? Je possède toutes les qualités requises pour réussir dans ce genre de littérature : une haute opinion de mon propre mérite, et une bonne envie de médire du prochain.
Ceci dit, je commence sans autre préambule.