DERCÉTAS.—Là, Diomède, là.
DIOMÈDE.—Est-il en vie?—Veux-tu répondre?
(Dercétas sort.)
ANTOINE.—Est-ce toi, Diomède? Tire ton épée et frappe; que j'achève de mourir.
DIOMÈDE.—Illustre souverain, ma maîtresse Cléopâtre m'envoie vers toi.
ANTOINE.—Quand t'a-t-elle envoyé?
DERCÉTAS.—Dans le moment, seigneur.
ANTOINE.—Où est-elle?
DIOMÈDE.—Elle est enfermée dans son monument: elle avait un pressentiment de ce qui est arrivé. Lorsqu'elle a vu que vous la soupçonniez, soupçon dont on ne trouvera jamais la preuve, de s'être arrangée avec César, et que rien ne pouvait apaiser vos fureurs, elle vous a fait annoncer qu'elle était morte; mais ensuite, craignant l'effet de cette nouvelle, elle m'envoie vous déclarer la vérité, et je viens, je le crains bien, trop tard.
ANTOINE.—Trop tard, bon Diomède. Appelle mes gardes, je te prie.