ÉNOBARBUS.—N'en parlons plus. Le fait est vrai.
POMPÉE.—Quoi, s'il vous plaît?
ÉNOBARBUS.—Une certaine reine à César dans un matelas.
POMPÉE.—Je te reconnais à présent. Comment te portes-tu, guerrier?
ÉNOBARBUS.—Fort bien; et il y a apparence que je continuerai, car j'aperçois à l'horizon quatre festins.
POMPÉE.—Donne-moi une poignée de main: je ne t'ai jamais haï; je t'ai vu combattre, et tu m'as rendu jaloux de ta valeur.
ÉNOBARBUS.—Moi, seigneur, je ne vous ai jamais beaucoup aimé; mais j'ai fait votre éloge, quand vous méritiez dix fois plus de louanges que je ne le disais.
POMPÉE.—Conserve ta franchise, elle te sied bien.—Je vous invite tous à bord de ma galère. Voulez-vous me précéder, seigneurs?
TOUS.—Montrez-nous le chemin.
POMPÉE.—Allons, venez.