ROSALINDE.—Quel est celui qui doit acheter son troupeau et ses pâturages?
CORIN.—Ce jeune homme que vous avez vu ici il n'y a qu'un moment, et qui se soucie peu d'acheter quoi que ce soit.
ROSALINDE.—Si cela pouvait se faire sans blesser l'honnêteté, je te prierais d'acheter la cabane, les pâturages et le troupeau, et nous te donnerions de quoi payer le tout pour nous.
CÉLIE.—Et nous augmenterions tes gages. J'aime ces lieux, et j'y passerais volontiers ma vie.
CORIN.—Le tout est certainement à vendre: venez avec moi: si, sur ce qu'on vous en dira, le terrain, le revenu et ce genre de vie vous plaisent, j'achèterai aussitôt le tout avec votre or, et je serai votre fidèle berger.
(Ils sortent.)
SCÈNE V
AMIENS, JACQUES et autres paraissent.
AMIENS.
Toi qui chéris les verts ombrages,