PREMIER ESCLAVE.—Quel bras il a! Du bout du doigt il m'a fait tourner comme un sabot.

SECOND ESCLAVE.—Moi, j'ai bien vu à son air qu'il y avait en lui quelque chose.....Il avait dans la figure un je ne sais quoi.....je ne trouve pas de mot pour exprimer mon idée.

PREMIER ESCLAVE.—Oui, tu as raison: un regard..... Que je sois perdu si je n'ai pas vu, à sa mine, qu'il était plus qu'il ne paraissait.

SECOND ESCLAVE.—Et moi aussi, je le jure. C'est tout uniment l'homme du monde le plus extraordinaire.

PREMIER ESCLAVE.—Je le crois: mais tu connais un plus grand guerrier que lui.

SECOND ESCLAVE.—Qui? mon maître?

PREMIER ESCLAVE.—Oui: mais il n'est point question de cela.

SECOND ESCLAVE.—Je crois que celui-ci en vaut six comme lui.

PREMIER ESCLAVE.—Oh! non, pas tant; mais je le regarde comme un plus grand guerrier.

SECOND ESCLAVE.—Cependant, pour la défense d'une ville, notre général est excellent.