TOUS.—Il est mort, seigneur; il n'en faut pas douter.

PREMIER SOLDAT.—Il était sur les talons des fuyards et il est entré dans la ville avec eux. Aussitôt les portes se sont refermées; et il est dans Corioles, seul contre tous ses habitants.

LARTIUS.—O mon brave compagnon! plus brave que l'insensible acier de son épée; quand elle plie, il tient bon. Il n'ont pas osé te suivre, Marcius!—Un diamant de ta grosseur serait moins précieux que toi. Tu étais un guerrier accompli, égal aux voeux de Caton même. Terrible et redoutable, non-seulement dans les coups que tu portais; mais ton farouche regard et le son foudroyant de ta voix faisaient frissonner les ennemis comme si l'univers agité par la fièvre eût tremblé.

(Marcius paraît sanglant, et poursuivi par l'ennemi.)

PREMIER SOLDAT.—Voyez, seigneur. LARTIUS.—Oh! c'est Marcius: courons le sauver ou périr tous avec lui.

(Ils combattent et entrent tous dans la ville.)

SCÈNE V

L'intérieur de la ville.

(Quelques Romains chargés de butin.)

PREMIER ROMAIN.—Je porterai ces dépouilles à Rome.