FRANÇOIS.--On y va, monsieur.--Je vous en prie, milord, attendez-moi un petit moment.

HENRI.--Oui, mais écoute donc, François; ce sucre que tu m'as donné, il y en avait pour un sou, n'est-ce pas?

FRANÇOIS.--Oh Dieu! milord, je voudrais qu'il y en eût eu pour deux.

HENRI.--Je te donnerai pour cela mille guinées: demande-les-moi quand tu voudras, et tu les auras.

POINS, derrière le théâtre.--François!

FRANÇOIS.--On y va: tout à l'heure.

HENRI.--Tout à l'heure, François? Non pas, François, mais demain, François: ou bien, François, jeudi prochain, ou, François, quand tu voudras; mais, François....

FRANÇOIS.--Milord?

HENRI.--Veux-tu voler ce pourpoint de cuir à boutons de cristal, cheveux en rond, agate au doigt, bas bruns, jarretières de flanelle, voix douce, panse d'Espagnol [32]?

Note 32:[ (retour) ] C'est, à ce qu'il paraît, la description du costume du maître de la taverne. Le prince cherche à troubler l'imagination de François, de sorte qu'entre les étranges propositions qu'il lui fait, et les étranges discours qu'il lui tient, celui-ci ne sache où donner de la tête.