HOTSPUR.--Comment pouvez-vous dire cela? N'attend-il pas un renfort?

VERNON.--Et nous aussi.

HOTSPUR.--Le sien est sûr, et le nôtre est douteux.

WORCESTER.--Cher cousin, écoutez la prudence. N'attaquons pas ce soir.

VERNON.--Ne le faites pas, milord.

DOUGLAS.--Votre conseil n'est pas bon: c'est la peur et le défaut de coeur qui vous font parler.

VERNON.--Ne m'insultez pas, Douglas. Sur ma vie (et je le soutiendrai aux dépens de ma vie) si une fois mon honneur bien entendu m'ordonne de marcher en avant, j'écoute aussi peu les conseils de la lâche peur que vous, milord, ou quelque autre Écossais qui soit au monde: on verra demain dans la bataille qui de nous a peur.

DOUGLAS.--Oui, ou plutôt ce soir.

VERNON.--Comme il vous plaira.

HOTSPUR.--Ce soir, dis-je.