MARGUERITE.--Viens, mon fils; partons, nous n'avons pas de moments à perdre.

(La reine et le prince sortent.)

LE ROI.--- Pauvre reine! Comme sa tendresse pour moi et pour son fils l'a poussée à s'emporter aux expressions de la fureur! Puisse-t-elle être vengée de ce duc orgueilleux, dont l'esprit hautain va sur les ailes du désir tourner autour de ma couronne, et, comme un aigle affamé, se nourrir de la chair de mon fils et de la mienne.--La désertion de ces trois lords tourmente mon âme. Je veux leur écrire, et tâcher de les apaiser par de bonnes paroles.--Venez, cousin; vous vous chargerez du message.

EXETER.--Et j'espère les ramener tous à vous.

(Ils sortent.)

SCÈNE II

Un appartement dans le château de Sandal près de Wakefield, dans la province d'York.

Les fils du duc d'York, RICHARD, ÉDOUARD, paraissent avec MONTAIGU.

RICHARD.--Mon frère, quoique je sois le plus jeune, permettez-moi de parler....

ÉDOUARD.--Non: je serai meilleur orateur que toi.