CASSIUS.—Pour jamais, et pour jamais adieu, Brutus. Si nous nous revoyons, oui, sans doute, ce sera avec un sourire; sinon, tu as dit vrai, nous aurons eu raison de nous dire adieu.
BRUTUS.—Allons, en marche.—Oh! si l'on pouvait connaître la fin des événements de ce jour avant le moment qui doit l'amener. Mais il suffit, le jour finira; et alors nous le saurons.—Allons, ho! partons.
(Ils sortent.)
SCÈNE II
Toujours près de Philippes.—Le champ de bataille.—Une alarme.
Entrent BRUTUS ET MESSALA.
BRUTUS vivement.—A cheval, à cheval, Messala! cours, remets ces billets aux légions de l'autre aile. (Une vive alarme.) Qu'elles donnent à la fois; car je vois que l'aile d'Octave va mollement: un choc soudain la culbutera. Vole, vole, Messala: qu'elles fondent toutes ensemble!
(Ils sortent.)
SCÈNE III
Toujours près de Philippes.—Une autre partie du champ de bataille.—Une alarme.