BIANCA.--Oui, mais cela ne m'a pas effrayée; ainsi, je me rendormirai à mon plaisir.

PETRUCHIO.--Oh! cela, non: vous ne dormirez point; puisque vous avez commencé l'attaque, à vous un ou deux traits.

BIANCA.--Suis-je votre oiseau? Je veux changer de buisson, et puis ensuite poursuivez-moi, l'arc bandé.--Je vous donne à tous le bonsoir.

(Bianca, Catherine et la veuve sortent.)

PETRUCHIO.--Elle m'a prévenu.--Approche, seigneur Tranio, c'est l'oiseau auquel tu visais, quoique tu l'aies manqué; et pour cela, à la santé de tous ceux qui visent et manquent le but.

TRANIO.--Oh! monsieur, Lucentio m'a lâché comme un lévrier qui court le gibier, et qui le prend pour son maître.

PETRUCHIO.--Voilà une assez bonne comparaison, mais une comparaison de chien.

TRANIO.--Vous avez bien fait, monsieur, de chasser pour vous-même: on croit que votre biche vous tient en haleine.

BAPTISTA.--Oh! oh! Petruchio; Tranio vous porte une botte.

LUCENTIO.--Grand merci du sarcasme, bon Tranio.