BAPTISTA.--Bah! c'est tout un.
BIONDELLO.--Non par saint Jacques: je vous gagerai un sou, qu'un homme et un cheval font plus qu'un, et cependant ne font pas deux.
(Entrent Petruchio et Grumio.)
PETRUCHIO.--Allons, où sont ces messieurs? qui est ici au logis?
BAPTISTA.--Vous êtes le bienvenu, monsieur.
PETRUCHIO.--Et cependant, je ne viens pas bien.
BAPTISTA.--Vous ne boitez pourtant pas.
TRANIO.--Vous n'êtes pas aussi bien paré que je le souhaiterais.
PETRUCHIO.--Il valait bien mieux me hâter d'arriver.--Mais où est Catherine? où est mon aimable fiancée? Comment se porte mon père?--Quoi, messieurs, vous me paraissez sombres: et pourquoi toute cette honnête compagnie me regarde-t-elle d'un air surpris comme si elle voyait quelque prodige étonnant, quelque comète, quelque phénomène extraordinaire?
BAPTISTA.--Mais, monsieur, vous savez que c'est aujourd'hui le jour de votre mariage: nous étions tristes d'abord, dans la crainte que vous ne vinssiez pas; mais nous le sommes encore plus maintenant, de vous voir venir si mal préparé. Allons donc; ôtez cet accoutrement qui déshonore votre fortune et qui attriste notre fête solennelle.