(Entre un messager.)
LE MESSAGER.--Mon gracieux souverain, j'ai reçu par des amis l'avis certain que sir Édouard Courtney, et ce hautain prélat, l'évêque d'Exeter, son frère aîné, sont actuellement en armes dans le Devonshire, à la tête d'un parti nombreux.
(Entre un autre messager.)
SECOND MESSAGER.--Dans la province de Kent, mon souverain, les Guilford sont en armes: et à chaque instant une foule de partisans vient se joindre aux rebelles; leur armée grossit de plus en plus.
(Entre un autre messager.)
TROISIÈME MESSAGER.--Seigneur, l'armée du puissant Buckingham...
LE ROI RICHARD.--Soyez maudits, oiseaux de malheur! Quoi, rien que des chants de mort! (Il le frappe.) Tiens, reçois cela jusqu'à ce que tu m'apportes de meilleures nouvelles.
TROISIÈME MESSAGER.--La nouvelle que j'apporte à Votre Majesté, c'est qu'un violent orage et des débordements soudains ont mis en désordre et dispersé l'armée de Buckingham, et qu'il erre abandonné, sans qu'on puisse savoir où.
LE ROI RICHARD.--Oh! je te demande pardon. Tiens, voilà ma bourse, pour te guérir du coup que je t'ai donné.--Quelque ami bien conseillé a-t-il proclamé une récompense pour celui qui m'amènera le traître?
TROISIÈME MESSAGER.--Cette proclamation a été faite, seigneur.