AUTOLYCUS.—Mon cher monsieur, beaucoup mieux que je n'étais; je puis me tenir sur mes jambes et marcher; je vais même prendre congé de vous, et m'acheminer tout doucement vers la demeure de mon parent.
LE BERGER.—Vous conduirai-je un bout de chemin?
AUTOLYCUS.—Non, mon bon monsieur; non, mon cher monsieur.
LE BERGER..—Alors portez-vous bien; il faut que j'aille acheter des épices pour notre fête de la tonte.
(Il sort.)
AUTOLYCUS seul.—Prospérez, mon cher monsieur.—Votre bourse n'est pas assez chaude à présent pour acheter vos épices. Je me trouverai aussi à votre fête de la tonte, je vous le promets. Si je ne fais pas succéder à cette filouterie un autre escamotage, et si des tondeurs je ne fais pas de vrais moutons, je consens à être effacé du registre, et que mon nom soit enregistré sur le livre de la probité.
Trotte, trotte par le sentier,
Un coeur joyeux va tout le jour;
Un coeur triste est las au bout d'un mille.
(Il s'en va.)