MISTRISS FORD.--Il vous y chercherait encore, sur ma vie. La maison n'a pas une armoire, un coffre, une cassette, un trou, un puits, une voûte dont il ne tienne un état par écrit pour s'en souvenir dans l'occasion; et il fait la revue d'après sa note. Il n'y a pas moyen de vous cacher dans la maison.
FALSTAFF.--Il faut donc en sortir?
MISTRISS PAGE.--Si vous sortez sous votre propre figure, vous êtes mort.--A moins que vous ne sortiez déguisé...
MISTRISS FORD.--Comment pourrons-nous le déguiser?
MISTRISS PAGE.--Hélas! en vérité, je n'en sais rien. Il n'y a pas de robe de femme assez large pour lui, sans quoi avec un chapeau de femme, un masque et une coiffe, il pourrait n'être pas reconnu.
FALSTAFF.--Mes chères amies, imaginez quelque chose, tout ce qu'il vous plaira plutôt que de laisser arriver un malheur.
MISTRISS FORD.--La tante de ma servante, la grosse femme de Brentford, a laissé une robe là-haut MISTRISS PAGE.--Sur ma parole, c'est là notre affaire. Elle est aussi grosse que lui. Vous avez aussi son chapeau de frise et son masque.--Montez vite là-haut, sir John.
MISTRISS FORD.--Allez, allez, cher sir John, tandis que madame Page et moi vous chercherons quelque coiffe à votre tête.
MISTRISS PAGE.--Vite, vite, je vous aurai bientôt accommodé. Passez toujours la robe.
(Falstaff sort.)