MISTRISS PAGE.--Allons, ne vous chagrinez pas. Monsieur Fenton, je ne serai ni votre amie, ni votre ennemie. Je saurai de ma fille si elle vous aime, et ce que j'apprendrai à cet égard déterminera mes sentiments. Jusque-là, adieu, monsieur: il faut que Nancy rentre; son père se fâcherait.
(Mistriss Page et Anne sortent.)
FENTON.--Adieu, ma chère madame; adieu, Nan.
QUICKLY.--C'est mon ouvrage.--Comment, ai-je dit, voudriez-vous sacrifier votre enfant à un imbécile ou à unmédecin? Voyez-vous, monsieur Fenton?--C'est mon ouvrage.
FENTON.--Je te remercie, et je te prie, ce soir, de trouver le moment de donner cette bague à ma chère Nan: voilà pour ta peine.
(Il sort.)
QUICKLY.--Va, que le ciel t'envoie le bonheur! Quel bon coeur il a! Une femme passerait à travers l'eau et le feu pour servir un si bon coeur. Mais pourtant je voudrais que mon maître obtint mistriss Anne, ou je voudrais que M. Slender l'obtint; ou, en vérité, je voudrais que ce fût M. Fenton. Je ferai mon possible pour tous les trois; car je l'ai promis, et je tiendrai ma parole; mais spécieusement[34] à M. Fenton.--Mais nos dames m'ont donné une autre commission pour le chevalier sir John Falstaff. Quelle bête je suis de m'amuser ici.
(Elle sort.)
Note 34: [(retour) ] Elle veut dire spécialement.