(Il sortent.)

Note 17:[ (retour) ]

I have no spur

To prick the sides of my intent, but only

Vaulting ambition, which overleaps itself,

And falls on the other.

Les commentateurs se sont inutilement donné beaucoup de peine pour expliquer cette phrase; leur embarras est venu de ce qu'ils n'ont pas fait attention au sens du verbe vault, qui signifie ici voltiger, faire des tours de force (to make postures), d'où il résulte qu'au lieu de comparer, ainsi que l'a cru M. Steevens, son ambition à un cheval qui, se renversant sur lui-même, écrase son cavalier, Macbeth la représente comme un voltigeur (vaulting ambition) qui, s'élançant et se retournant sur lui-même (overleaps itself), retombe continuellement sur le dos de son cheval, et lui tient ainsi lieu d'éperon (spur), pour le forcer à courir. L'image est ainsi parfaitement d'accord dans toutes ses parties; au lieu que, dans la signification supposée par M. Steevens, l'ambition, comme il le remarque lui-même, se trouverait jouer à la fois le rôle du cheval et celui de l'éperon. On est presque toujours sûr de se tromper lorsqu'on attribue à Shakspeare des images incohérentes; il a au contraire le défaut d'abandonner rarement une image ou une comparaison, avant de l'avoir épuisée sous tous ses aspects.

Note 18:[ (retour) ] Catus amat pisces, sed non vult tingere plantas.

FIN DU PREMIER ACTE.

ACTE DEUXIÈME

SCÈNE I

Toujours à Inverness.—Cour dans l'intérieur du château.

Entrent BANQUO ET FLEANCE, précédés d'un domestique qui porte un flambeau.

BANQUO.—Où en sommes-nous de la nuit, mon garçon?

FLEANCE.—La lune est couchée; je n'ai point entendu sonner l'heure.