SAMSON.—Un chien de cette maison me remuera de telle sorte que je tiendrai ferme: je prendrai le côté du mur avec tout homme ou femme des Montaigu.

GRÉGOIRE.—C'est ce qui prouve que tu n'es qu'un faible esclave, car ce sont les plus faibles qu'on met au pied du mur[5].

Note 5: [(retour) ]

The weakest goes to the wall (le plus faible va contre le mur). Il a fallu changer un peu le sens de la phrase pour qu'elle se prêtât à la suite de la plaisanterie. Samson répond que les femmes étant the weaker vessels (les vases les moins solides), expression empruntée à l'Écriture, sont toujours (thrust to the wall) jetées contre le mur, au coin du mur.

SAMSON.—Oui, c'est vrai; et voilà pourquoi les femmes étant des vaisseaux plus fragiles, on les met toujours au pied du mur. Je prendrai le côté du mur sur les serviteurs de la maison de Montaigu; et pour les filles, je les mettrai au pied du mur.

GRÉGOIRE.—La querelle est entre nos maîtres et nous, leurs hommes.

SAMSON.—Cela m'est égal, je veux me montrer tyran. Quand je me serai battu avec les hommes, je serai cruel envers les filles: je leur couperai la tête.

GRÉGOIRE.—La tête des filles?

SAMSON.—Oui, la tête des filles, ou bien....[6]: arrange cela comme tu voudras.

Note 6: [(retour) ]

Or their maidenheads; take it in what sense thou wilt.—GREG. They must take it in sense that feel it.—SAMS. Me they shall feel, while I am able to stand. Le jeu de mots roule sur les têtes des filles (the heads of the maids) ou leur virginité (maidenhead); il est impossible à rendre en français.

GRÉGOIRE.—C'est à celles qui le sentiront à s'en arranger.