Palace-Hôtels

ROMAN

1 volume sur alfa bouffant : 10 francs

Sous ce titre, Maurice Verne publie un roman qui complète le fameux livre des “Rois de Babel”, provocateur de passionnantes polémiques. Pendant quatre ans, Maurice Verne fut à peu près absent de Paris ; il voyageait de capitale en capitale et se documentait pour nous montrer sous un jour familier quelques-uns de ces rois nouveaux qui mènent désormais le monde, ceux d’hier et d’aujourd’hui : Carnegie qui arriva en Amérique avec quelques shillings dans sa poche et cinquante ans plus tard, pouvait offrir le palais de la paix avec ses millions gagnés dans les fonderies d’acier ; Vanderbilt ; Pierpont-Morgan, le roi de l’or ; Rockefeller qui éleva le premier institut médical du monde, coût trois cents millions de dollars, après avoir débuté comme petit employé dans les maisons de commerce américaines. Puis viennent les Krupp, Thyssen. De même les lords, maîtres des grandes industries et du commerce britanniques ; les Chamberlain, par exemple, les rois du fer de Birmingham et par conséquent les maîtres de la politique du protectionnisme. Ce livre n’avait jamais encore été fait. Il fallait un voyageur pour le mettre à point. “Palace-Hôtels” de Maurice Verne, est, sous la forme du roman, une petite histoire contemporaine, l’histoire que les historiens n’écrivent jamais, parce qu’ils ne quittent pas leur cabinet de travail.

COLLECTION DES LETTRÉS
No 3

FERNAND AUBIER

Le galant gynécologue

ROMAN
BOIS ORIGINAUX DE SIMA

1 volume sur alfa bouffant : 10 francs

Le gynécologue est souvent un homme et devrait toujours être un dieu. Celui dont l’histoire est si plaisamment racontée par Fernand Aubier semble avoir cette double puissance humaine et divine. Résumer en quelques lignes les savoureuses péripéties de ce roman exposerai à en donner une idée fausse. Le thème est en effet d’une rare audace. Mais l’auteur, avec une souplesse surprenante, évite le détail qui pourrait choquer les délicats. Il dit tout ce qu’il faut savoir quand le héros est un gynécologue, les situations les plus hardies n’en sont pas moins exposées avec un art attentif ; elles ne sont que prétexte à d’insinueuses idées générales. Jamais le freudisme n’avait inspiré un livre plus complet, pénétrant et définitif. La conclusion ? L’auteur semble l’avoir trouvée dans cette phrase de Saint-François de Sales, qu’il épingle en exergue de son XXVe chapitre : « Ne permettez jamais, Philothée, qu’aucun ne vous touche ni civilement, ni par manière de folastrerie, ni par manière de faveur ».