«On ne déranche bas les tames de si pon matin,» reprend la voix.
Malgré le bonnet de coton, malgré l’ampleur et la sonorité de l’organe, convaincu que j’ai affaire à une femme:
«Pardon, madame, lui dis-je, mais je suis étranger....
—Étrancher?
—Oui, madame, et devant bientôt reprendre le chemin de fer, le temps me presse.
—Alors, fous êtes bressé?
—Oui, madame.»
Je multipliais ainsi ce malencontreux qualificatif, quand au beau milieu de la figure placée sous le bonnet de coton, la vive lueur d’une pipe resplendit, découvrant à mon regard une barbe touffue, d’épais sourcils et de longues moustaches.
C’était le concierge du Rœmer.
Un instant après, il était près de moi; une toque à galons d’argent avait remplacé le bonnet de coton.