— Nous voulons pourtant que vous dansiez pour nous amuser. Plus vous danserez mal, plus nous nous amuserons. »
Et le revolver de recommencer ses menaces.
Ah! j'avoue qu'à ce moment-là, si le malheureux garçon avait fait un signe, je sautais auprès de lui, et c'est bien le diable si, à nous deux, nous n'avions pas fait du grabuge dans le groupe des buveurs.
Mais il s'exécuta.
« Allons-y, puisque vous le voulez. »
Et il dansa la cachucha, la gigue, la tarentelle, tout ce qu'on voulut. Le public criait :
Encore!… Encore!… Mais il demanda grâce.
— Tout à l'heure, dit-il, je vous montrerai la danse au beau mollet, très en usage autrefois, à Trianon, chez Mme de Pompadour ; mais, pour le moment, j'ai besoin d'un peu de repos. »
« All right! » consentirent les cowboys.
Et le danseur, paraissant en proie à une grande fatigue, s'affala plutôt qu'il ne s'assit devant sa table. Je le regardais en dessous et je vis qu'il préparait un coup de sa façon. Je ne me trompais pas ; car se levant, au bout d'un instant :