—Attendez: un grand, pâle, aux yeux presque verts, trente huit ans, quarante ans peut–être?...

—Cʼest lui! cʼest lui, lieutenant! Oh, mon Dieu, quelle émotion affreuse!... Faites que je le voie sans plus de retard!

—Cʼest quʼil nʼest plus ici, Madame. Et il est même très loin... Je regrette.

Si era levata, con le due mani protese verso di lui, con la voce sospesa. Udendo quelle parole, barcollò indietro, piegando la faccia, come se lʼavessero colpita nel cuore.

Il luogotenente Silles, molto impacciato, si cercò nelle tasche unʼaltra sigaretta, e quando lʼebbe accesa incominciò a stiracchiarsi la ruvida barba da stambecco.

—Oui, Madame, cʼest bien malheureux que vous ayez fait ce long voyage pour rien. Si vous aviez télégraphié par exemple...

—Je ne pouvais pas le faire. Il y a des raisons... Et puis, quʼest–ce que ça fait? Jʼai assez de courage pour aller nʼimporte où. Dites–moi où il est, lieutenant, et cʼest tout ce quʼil me faut.

—Il est très loin, à lʼintérieur, tout à fait dans le Guébli, beaucoup plus loin que Colomb–Béchar... Vous voyez bien que ce serait une folie.

—Pourquoi une folie? Jʼirai quand–même. Colomb–Béchar, vous dites? Où est–ce que ça se trouve?

—Ah, ma pauvre dame! Je vois bien que cʼest la première fois que vous mettez le pied en Afrique. Est–ce donc ainsi, avec vos chaussures et vos jolies toilettes, que vous prétendez aller jusque dans le Gharb?