Thrène VIII

Quel grand vide a laissé dans ma triste maison,

Ô mon charmant trésor, ta disparition!

Tout est plein. L’on dirait qu’il ne reste personne.

Ta seule âme de moins, et tout nous abandonne.

Tu parlais pour nous tous, pour nous tous tu chantais;

Dans tous les coins toujours joyeuse tu sautais.

Tu ne laissas jamais se chagriner ta mère,

Ni par trop de travail se fatiguer ton père;

Embrassant l’un, puis l’autre, allant de tout côté,