La terre, dans sa fleur, avant d’avoir goûté
Aux plaisirs de ce monde, oh! qu’ils sont vains et vides
Vos plaisirs! Après eux, entre vos mains avides
Que reste-t-il, sinon un peu plus de douleur?
Tu peux le voir, mon fils, par ton propre malheur.
Ta fille, n’est-ce pas? t’a donné bien des joies:
Mais peut-on comparer au deuil où tu te noies
Aujourd’hui, le bonheur dont tu jouis jadis?
Tu ne le prétends pas. Crois-en donc, ô mon fils,
Ton propre sort. Pourquoi gémir, si de bonne heure