J’ay fait tout ce que Jay pû, comme Je vous ay mandé autrefois, pour oster de l’ esprit du Palatin de Russie tout subiect de pleinte; mais il est certain que ce qu’ on se met une fois dans la teste, n’ en sort pas si viste qu’ il y est entré.
Je vous accorde l’ Abbaye de Paradis pour le Suffragan de Plocko. Je vous laisse la liberté, de luy en faire la declaration, avec cette condition pourtant, que, s’ il vient a estre pourveu de quelque Eveché, ou a la quitter, de quelque façon que ce soit, Vous ne me prierez jamais de la donner qu’ a de personnes qui se rendront moynes.
Je vous prie d’ escrire en France touchant la doze qu’ il faut prendre du té, et combien de sucre il y faut mettre; car Je le iuge fort necessaire pour ceux qui veulent s’ en servir. Mr. le Marechal de Grammond51 ne vous refusera pas cela.
Vous dittez que Vous avez passé le dernier jour de Caresme prenant (sic) chez les Jesuittes et chez les Meres de S-te Marie. Je le croy; mais Vous ne me dittez pas que Vous avez fait representer la commodie. Pour moy, Je vous asseure que Je passay ce jour la auprez de Szewcko52 avec la plus belle disposition du monde de donner le bal aux dames de cette ville là, si les Moscovites et les principaux habitans d’ icelle l’ eussent voulu permettre. A Mohilow, ce premier Avril. 1664.
[P. S.] Je vous envoye la lettre que vous avez desirée, escritte de ma main.
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(Własnor.)
Da Mohilevo53, 5. d’ Aprile [1664]
Non obstante che gia vi ho scritto li 2. del corrente, dove vi ho fatto sapere tutto quello, che alhora ocorreva, non di meno non ho voluto tralasciare ne anco questo ordinario, et far vi sapere che li Moscoviti si mostrano assai inclinati alli trattati, come mene ha fatto sapere il Venclavski, e mandano qui un espresso per concludere il loco di trattati, quale non tardarà di venire fra doi o tre giorni, e quello che apportarà, col primo ordinario velo faro sapere. Questo e, quanto vi posso dire per adesso, e qui resto col pregar Dio che mi facia la gratia di potervi quanto prima rivedere bella e sana, con che per fine v’abraccio di tutto lo core.
P. S. Aspetto con grandissima impatienza la risposta delle mie lettere, nelle quali vene prego di venire a trovarmi in Lituania, e si tanto l’Arcivescovo, quanto l’altri Senatori, approveranno la vostra partenza di Varsavia.