Al'abime vorace, alors, sans balancer,
Tu jetas ton grand coeur brise, ta chair punie,
Та rebelle raison, ta gloire et ton génie,
Et la douceur de vivre et I'orgueil de penser.
Ayant de tes débris comblé le précipice,
Ivre de ton sublime etsanglant sacrifice,
Tu plantas une croix sur ce vaste tombeau.
Mais sous l'entassement des ruines vivantes
L'abîme se rouvrait, et, prise d `éроuvantes,
La croix du Rédempteur tremblait comme un roseau.