Saint-Pйtersbourg, 14 avril 1878.
Monsieur le Prйsident,
Vous me faоtes grand honneur en m'invitant au Congrиs Littйraire international, dont nos confrиres de Paris ont pris l'initiative.
Le but que vous vous proposez touche de trop prиs aux intйrкts des lettres, pour que je ne me fasse pas une obligation de rйpondre а votre appel. Il y a, en outre, pour moi un attrait tout particulier dans cette solennitй littйraire, qui doit s'ouvrir sous la prйsidence de Victor Hugo, le grand poиte dont le gйnie a exercй sur moi, dиs mon enfance, une si puissante influence.
Je dois prйvoir toutefois, que ma santй peut me crйer des difficultйs. Il m'est indispensable de faire une saison d'eaux, et je ne sais rien encore ni du lieu ni de l'йpoque que les mйdecins prescriront.
Je ferai tous mes efforts pour concilier cette nйcessitй avec mon vif dйsir de prendre part au Congrиs. Mais, ne disposant pas de mon entiиre libertй d'action, je dois vous en informer, pour qu'en prйsence de cette incertitude vous dйcidiez s'il convient ou non de m'adresser une carte de dйlйguй.
Veuiller agrйer, Monsieur le Prйsident, l'expression de mes sentiments de haute considйration.
Thйodore Dostoiewsky*
* С.-Петербург. 14 апреля 1878
Господин президент,