Tous deux également nous portons de couronnes;

Mais roi, je les reèus, poète, tu les donnes.

Ton esprit enflammé d'une céleste ardeur,

Eclate par soi-même et moi par ma grandeur.

Si du côté des dieux je cherche l'avantage,

Ronsard est leur mignon et je suis leur image.

Ta lyre, qui ravit par de si doux accords,

Te soumet les esprits dont je n'ai que les corps;

Elle t'en rend le maître et te fait introduire

Où le plus fier tyran n'а jamais eu d'empire.