ou deux, pour me recueillir, pour me remettre, pour commencer une autre existence. -- Mais pour être tranquille, la première chose pour moi est mon indépendance...
J'ai traduit le petit épilogue -- et je vous l'enverrai. -- Goncernant le livre, on peut ne pas se presser, la réponse viendra en tout cas, et n'oubliez pas que Kapp a déjà imprimé les lettres -- donc l'effet est produit. Ici personne ne s'occupe de la littérature allemande. Kapp demeure Krebsgasse 24 à Cologne -- il propose 25 louis d'or pour la seconde édit Vom an Uf -- faites tout ce qui vous semblera bon. J'ai écrit à Kapp que concernant l'argent je me rapporte à lui. -- P est dans toute sa beauté, il est furieux de l'impuissance et veut finir en cygne, donnant pour la bonne bouche un cri de désespoir, c'est votre antipode le plus complet sous le rapport de l'activité, il travaille, il produit, il est dans un état d'excitation créatrice -- je crois qu'il finira par un poème qui sera le "mané, takel".
Concernant les questions subjectives, j'en étais un peu distrait par beaucoup de circonstances -- que je ne veux pas vous écrire au long. Faites comme votre cœur vous dicte, mais acceptez la manière que mon amitié vous propose. La manière est une grande chose, ce n'est ni la superficie, ni l'hypocrisie -- c'est la forme, c'est la beaute, c'est la grâce, c'est l'humanité. Soyez sage comme un serpent, bon comme un ange -- mais si vous n'avez pas le sens intime, le tact de délicatesse qui vous dit, vous avertit d'avance chaque fois lorsque vous froissez ou blessez un homme -- ni la force de refouler même la velléité, -- et je dirai toujours que vous avez dans votre âme un élément dux qui tôt ou tard vous forcera à rester dans une solitude complète.
Je tiens pour un malheur extraordinaire que ce temps de rupture coïncide avec le temps le plus lourd par rapport aux finances. De manière que l'amertume vient pour Emma de deux côtés. Hier on a transporté la majeure partie des meubles. Moi, comme vous savez, je suis très loin de les plaindre, leur richesse était une faute pardonnable alors -- impardonnable à présent. Je déteste le calvinisme démocratique, la saleté étudiée -- mais je n'aime pas non plus le luxe des receveurs généraux, il у а un mezzo termine mâle. Toujours ce diable de mesure. Très possible que je radotte...
Je vous écrirai demain ou après demain. Ma femme vous a écrit, mais elle n'est pas à la maison -- et quatre h sont passées...
Adieu donc, je vous serre la main de tout mon cœur...
На обороте: Егору Федоровичу.
Перевод
4 февраля 1850 г. Париж.
Вы всё удивляетесь, дорогой Георг, что я, столько наговорив о Париже, остаюсь здесь. Меня же с каждым днем все больше удивляет, как это вы, ничем к тому не принуждаемый, всеми силами рветесь в Париж. Уж не слабость ли к хорошенькой квартирке на улице Cirque сему причиной? С тех пор как я покинул Петерб<ург>, я еще не чувствовал себя в столь нездоровой и душной атмосфере, -- о, как бы я был счастлив находиться далеко, очень далеко отсюда! Вероятно, я еще долго останусь здесь, я подчиняюсь необходимости и мирюсь с условиями, которые навязывает мне жизнь. Наряду с денежным вопросом возникает естественный вопрос: куда же ехать? Решить это очень трудно, но, по ходу событий, думаю, что только в Англию. Последние дни ясно показали, куда все идет. Только чудо может спасти эту часть света от крайностей установленного порядка... Настойчиво советую вам покинуть Швейцарию. Поедемте в Корнваллис или на Джерси... Вы запротестуете: "Опять новые предложения"! Но, боже мой, ведь не я же их выдумываю, я только пишу под диктовку суровой и неумолимой необходимости. Нет, жизнь -- это не развлечение, и человек -- хозяин только своего внутреннего мира. Я хочу лишь спокойствия на год или на два, чтобы сосредоточиться, собраться с силами и начать другое существование. Но первое условие для моего спокойствия -- это независимость.