175. Г. ГЕРВЕГУ и М. К. ЭРН

12 марта (28 февраля) 1850 г. Париж.

12 mars.

Cher Georges! Moi je suis aussi triste et agité. Mais je n'ai pas le moindre désir d'y ajouter encore les éternelles questions subjectives. -- Laissons cela. -- Ce n'est pas beau de s'occuper de ses cors aux pieds de l'âme lorsque quelque chose de terrible s'accomplit. -- Caro mio! Il n'y a pas assez d'air, on ne peut respirer, es ist schwühl... le dernier moment, le plus grave est peut-être arrivé. Oggi -- о mai!..

Je ne vois personne... mais je flaire quelque chose, c'est instinctif. Oh, donnez au moins du repos à nous autres. Du repos et rien de plus. Peut-être ils en donneront à gogo...

Et pourquoi pas? So untergehen wie diese Sonne... Ein Knabengedanke... il n'y a qu'un genre de mort que je déteste, c'est

"Mourir pour la patrie",

mais mourir sans foi. -- Ma foi -- alors il faut mourir sans demander grâce, de foie gras aux truffes... deux fois gras...

Mourir pour les truffes...

J'ai une migraine, un mal de dent et un mal dehors.