С чувством искренней преданности и глубочайшего почтения честь имею пребыть
вашего сиятельства покорнейшим слугою.
Александр Гepцен.
Ницца 1850. Сентября 23.
На обороте: Его сиятельству графу Алексею Федоровичу Орлову.
ЧЕРНОВАЯ РЕДАКЦИЯ
Monsieur le Comte,
Le Consul Impérial de Nice m'a communiqué [la volonté] l'ordre de S. M. de rentrer en Russie. Indépendemment de [mon désir] ma volonté je me trouve dans l'impossibilité d'obtempérer à l'ordre de S. M.
Bien avant la [communication] sommation faite par M. le Consul de Nice, mes biens ont été séquestrés, des fonds qui m'étaient destinés ont été retenus, tout cela non seulement sans jugement, sans sommation et sans les formalités, prescrites par la loi, mais sans que j'ai eu connaissance de [quoi on m'accusait] ce qu'on m'inculpait. Ces mesures extraordinaires [ne pouvaient être que le résultat de quelque inculpation vague] montraient avec évidence [non seulement] que j'étais non seulement accusé [de quelque chose], mais [même] déjà condamné à la perte [sans avoir été] d'une partie considérable de mes biens -- [quoique je n'étais ni inculpé, ni jugé] sans avoir été jugé.
Il m'est impossible de présumer que je ferai tomber une accusation politique par mon seul retour, quoique il m'est bien facile d'expliquer tous mes actes, mais dans les procès [politiques] de ce genre on inculpe ordinairement non les faits, mais les